De la représentation du temps au fil des âges.

Publié le par Loïc

Un titre accrocheur, hum ?

04h39 ce matin. Je ne trouvais pas le sommeil mais énormément de réflexions aussi stériles que banales, sauf une qui a retenu mon attention à tel point que je me suis levé pour la noter (c'est un début .. ).

Je me suis rendu compte que certains jours n'avaient plus leur côté ..."génial", que je ne les attendais plus avec impatience , comme par exemple le Dimanche lorsque l'on est à l'école ou au collège. Normal me direz vous, car les autres jours de la semaine ne sont pas plus synonymes de travail que le Dimanche, qu'ils ne sont plus synonymes de "couché à 21h !" .

Mais en y réfléchissant, je me suis rendu compte que "l'unité" de représentation du temps avait diminué (je ne parle que pour moi, je n'ai pas la prétention de parler au nom de tout le monde !) au fil du temps.

  • -Petite enfance : j'associais les mois à quelque chose qui les caractérisait : noël pour Décembre, les vacances pour Juillet/Août, (comme tout le monde). 
  • -Ecole / Collège : cette fois ci je me souviens avoir raisonné en terme de jours. Cours du Lundi au Samedi. Dimanche béni et attendu, avec le coup de tristesse du Dimanche 20h55. Cela n'empêchait évidemment pas d'associer les mois à quelque chose.
  • -Lycée : période la mieux vécue pour moi (pourtant le contexte n'a pas toujours aidé ... ). Le matin était synonyme de tranquillité, je ne pensais pas aux cours . Venaient ensuite les cours, puis le midi, nouvelle période de tranquillité. Idem pour le soir . Je raisonnais cette fois ci en terme d'heures. Cela a amené un certain détachement par rapport aux cours, et à permis une certaine tranquillité. La meilleure représentation, à mes yeux, un excellent compromis.
  • -Aujourd'hui : raisonnement à l'échelle de la minute. N'ayant plus de régularité dans mon emploi du temps, et ayant à traiter avec des imprévus (au niveau des cours, au niveau des sorties, au niveau de la Corpo), je ne raisonne même plus en heures. Représentation stressante à mes yeux, car aucune tranquillité durable. Sensation désagréable d'être toujours sur le fil, d'avoir toujours quelque chose à faire dans les minutes qui suivent. Je suis en ce moment même en vacances mais je n'arrive pas à intégrer que la semaine, que les jours qui suivent sont libres et que j'en ferai ce que je veux. D'où l'absence de planification (au sens "positif" : planification de sorties etc...) ou d'attentes.
  • -Et après ? Je ne vais pas raisonner en secondes tout de même ! J'aimerais changer cette perception du temps qui empêche toute attente et allonge l'ennui.

Je n'ai aucune idée sur la clarté de mes propos. Je serai probablement le seul à me comprendre, malheureusement. Je suis cependant content d'avoir réussi à écrire ce qui m'est venu à l'esprit en pleine nuit, aussi tordu semble t-il.



Aux oreilles : le générique de Quantum of Solace, qui vient d'être dévoilé.

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Publié dans Magma

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